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Une dermatite quine associe dermanyssus gallinae

Une dermatite équine associée à Dermanyssus gallinae
Bernard Mignon et Bertrand Losson
Mots-clés (maximum 5) : Dermanyssus gallinae, cheval, dermatite, perméthrine.
Résumé en français
Ceci représente le premier cas documenté d’une dermatite associée à Dermanyssus gallinae
chez un cheval. L’individu âgé de 16 ans était en contact avec des poules. Les signes cliniques
consistaient en un prurit marqué, responsable de dépilations situées principalement sur la tête.
En dépit de la réalisation de nombreux raclages cutanés à la fois le jour et la nuit, les acariens
n’ont été retrouvés qu’à partir des volailles en contact et de l’environnement du patient.
L’animal a été traité via l’application d’une solution de perméthrine à 2 % sur l’ensemble du
corps à raison d’une application par semaine pendant un mois. La même molécule a servi à
décontaminer l’environnement. L’éradication du parasite n’a pas été atteinte et les contacts
avec la volaille étaient inévitables. Néanmoins les récidives de l’affection ont été évitées par
l’application régulière de perméthrine sur le cheval et une décontamination bisannuelle de
l’écurie.
Résumé en anglais
This is the first documented case report of dermatitis associated with the poultry mite
(Dermanyssus gallinae) in a horse. It occurred in a 16-year-old horse that was in contact with
domestic hens. Clinical signs consisted of severe pruritus, with self-induced hair loss mainly
on the head. Despite the multiple skin scrapings performed during both day- and nighttime,
mites were only isolated from the in-contact poultry and from the horse’s environment, and
not the horse. The animal was treated using a 2% permethrin solution, sprayed on the entire
body once a week for 4 weeks, and by decontamination of the horse’s immediate
environment. Although eradication of the mites and elimination of further contact between the
horse and the poultry were not achievable, recurrence of dermatitis was prevented by regular
applications of permethrin on the horse and biannual decontamination of the horse’s stable.
Signalement de l’animal
Ce patient est un cheval hongre âgé de 16 ans de type demi-sang, de robe bai avec 2 balzanes
postérieures.
Anamnèse
Le cheval passe l’été au pâturage et n’y reçoit aucun complément alimentaire. En hiver, il est
rentré à l’écurie sur une litière de paille et reçoit du foin, de la paille de bonne qualité et un
aliment commercial. Le cheval n’a aucun contact avec d’autres chevaux mais une vingtaine
de poules se trouvent à environ 50 mètres ; elles ont accès à l’intérieur de l’écurie. Le cheval a
été acquis en 1997 et n’a développé le problème cutané qu’en 2002. Le propriétaire a signalé
de l’amaigrissement au début de l’hiver et la présence de petites bestioles rouges dans le
poulailler. Aucun trouble cutané n’a été remarqué chez les personnes en contact avec
l’animal.
Examen clinique En janvier 2002, les signes cliniques consistaient en du prurit associé à de la dépilation au niveau du dos, du nez, du chanfrein et du front. L’examen du produit de raclages cutanés s’est révélé négatif mais comme une infestation par les poux était suspectée, plusieurs applications d’une solution de phoxim à 0,1 % (Sarnacuran ®, Bayer) ont été réalisées mais sans amélioration clinique. L’animal a alors été référé dans une clinique équine universitaire où le prurit a de nouveau été observé au niveau de la tête, de la queue et de la crinière. Un bilan hématologique et une électrophorèse des protéines furent réalisés et donnèrent des valeurs dans la fourchette de la normalité. Une biopsie cutanée a révélé une dermatite périvasculaire superficielle et modérée. L’infiltrat inflammatoire consistait en macrophages, éosinophiles et mastocytes suggérant une dermatite allergique. Aucun traitement n’a été appliqué mais une amélioration clinique spontanée fut observée en été. Durant l’hiver 2003, le prurit et les lésions cutanées sont réapparues sur la tête. L’application de deltaméthrine (Sputop ®, Schering-Plough) a partiellement résolu le problème. Durant l’été, un prurit modéré et des dépilations ont été à nouveau notées sur la crinière et la queue. En février 2005, le cheval a été examiné par un des auteurs. L’examen clinique a confirmé l’existence d’un prurit très marqué, de zones de dépilation mal définies, concernant surtout le front et caractérisées par la présence de poils cassés et de squames (Figures 1, 2a, 2b). Des lésions similaires mais moins étendues ont été observées sur les membres postérieurs. Enfin, des zones d’excoriation et squameuses ont été observées sur la face latérale de l’encolure. Figure 1. Vue générale du cheval lors du premier examen clinique montrant l’alopécie sur la tête, la face latérale de l’encolure et les membres postérieurs. Figure 2. (a) Alopécie irrégulière auto-induite sur la face latérale de la tête. (b) Vue rapprochée révélant des macules hyperpigmentées, une alopécie auto-induite et une Diagnostic différentiel L’anamnèse, la présence de D. gallinae dans le poulailler et les résultats de l’examen clinique suggéraient une dermatite associée à D. gallinae chez le patient. Néanmoins d’autres étiologies dont une allergie à des acariens saprophytes ne peuvent être exclues. Le tableau 1 reprend le diagnostic différentiel. Tableau 1 : Diagnostic différentiel de la dermatite saisonnière chez le cheval demi-sang âgé de 16 ans. Affection Principaux
éléments
Principaux points en
défaveur
cheval à l’écurie est en contact avec des poules ; présence de D. gallinae dans le poulailler, réponse partielle aux traitements antérieurs (Deltaméthrine) ans malgré les changements de litières, absence de papules et croûtes apparition sur la tête, crinière et queue non touchées initialement Age (14 ans) lors de l’apparition première, réponse partielle aux traitements antérieurs (Deltaméthrine) partielle aux traitements antérieurs (Deltaméthrine) Absence de contact avec d’autres chevaux, absence de réponse lors du traitement au phoxim, absence de lentes Absence de réponse lors du traitement au phoxim, boulets et pâturons non touchés Absence de réponse lors du traitement au phoxim, oreilles, crinière et queue non touchés, non signalé en Belgique Eradiqué en Belgique, prurit saisonnier Le cheval est maintenu sur une paille sèche de bonne qualité, les parties ventrales ne sont pas concernées Vermifugations de routine effectuées, tête atteinte Les zones de plis ne sont pas concernées, réponse partielle aux traitements antérieurs (Deltaméthrine) Prurit hivernal marqué, absence de papules, pustules et collerettes épidermiques Prurit marqué, absence de papules et croûtes Prurit marqué, récidives durant 3 années Prurit, pas d’immuno-dépression connue Examens complémentaires Des poils et des squames ont été collectés par brossage ainsi que plusieurs raclages cutanés. Leur examen sous la loupe et sous le microscope se sont révélés négatifs. Un prélèvement via la technique du « scotch tape » s’est révélé négatif également. L’examen de plumes et squames collectées à partir d’une poule présente dans l’environnement a montré la présence d’un exemplaire de D. gallinae (Figure 3). D’autres acariens furent observés à l’intérieur du poulailler (Figure 4). Etant donné que D. gallinae est un parasite hématophage intermittent essentiellement nocturne, plusieurs raclages cutanés furent réalisés sur le cheval plusieurs fois en soirée mais se révélèrent négatifs. Figure 3. Vue de l’intérieur du bâtiment où une poule mange Figure 4. Dermanyssus gallinae isolé à partir des poussières présentes Figure 5. Repousse du poil chez le patient ; vue prise 3 semaines après le début du traitement (perméthrine 2 %). Diagnostic et pronostic La présence de D. gallinae dans l’environnement immédiat du cheval, l’élimination des autres étiologies sur base clinique ou suite à des examens complémentaires a conduit à un diagnostic de dermatite associée à D. gallinae. Le pronostic est considéré comme favorable sous réserve de l’élimination de la source de parasites. Traitement L’animal a été traité une fois par semaine par l’application de 500 ml d’une solution à 2 % de perméthrine (Defendog ®, Virbac) sur l’ensemble du corps. Ce produit a été choisi notamment en fonction de ses propriétés répulsives (Brown et Hebert, 1997). Une décontamination bisannuelle de l’environnement par nettoyage et pulvérisation avec un produit autorisé (0,125% Amitraz, Taktik ®) a été recommandée. Réévaluation et issue finale Le traitement a été bien supporté par le cheval et le prurit a disparu dans les 2 semaines. Une semaine plus tard, le poil repoussait (Figure 5). Néanmoins le propriétaire n’a pu suivre les autres conseils (éliminer les poules, confiner l’animal). Prophylaxie Durant 3 hivers consécutifs, l’application régulière (au moins 1 fois/mois) de perméthrine 2 % a prévenu les récidives malgré le fait que le cheval était toujours dans le même environnement. Des applications moins fréquentes du produit ont conduit à des récidives. En été, l’application de perméthrine une fois tous les 2 mois s’est révélée suffisante en général. Néanmoins à certains moments, un prurit léger est apparu sur la crinière et la queue. A ce moment, l’application de perméthrine fut réalisée une fois par mois. L’origine de ce prurit pourrait être due à une hypersensibilité aux piqûres d’insectes ou aux contacts avec D. gallinae puisque le cheval avait un accès libre à son écurie même en été. Discussion Le diagnostic de dermatite associée à D. gallinae s’est basé en partie sur deux éléments clés. L’anamnèse complète a révélé un prurit récidivant et des lésions auto-induites saisonnières (observées surtout en hiver). Ensuite la présence de poules dans l’écurie a été observée. En Belgique, le prurit saisonnier est surtout observé en été. Une des affections prurigineuses du cheval, l’hypersensibilité aux piqûres d’insectes, est observée essentiellement en été durant la période d’activité des insectes (Littlewood, 1998). Les insectes les plus souvent impliqués, les culicoïdes, sont actifs d’avril à octobre en Belgique. Dans le cas présent, le prurit était faible ou nul en été et facilement contrôlé par l’application irrégulière d’un insecticide. En hiver, le prurit était marqué et nécessitait l’application de l’insecticide au moins une fois par mois. En outre, l’âge du cheval lorsque l’affection est apparue et la distribution des lésions ne plaidaient pas en faveur d’une hypersensibilité aux piqûres d’insectes. De la même manière, le caractère hivernal et l’environnement de l’animal ne plaidaient pas pour une attaque par les aoûtats qui, en Belgique, sont actifs de la mi-juillet à la fin octobre (Schöler et al., 2006). Les gales et infestations par les poux qui sont souvent observées en hiver ont été exclues suite à la réalisation d’examens complémentaires. La dermatite atopique qui débute habituellement chez de jeunes chevaux âgés de 1,5 à 6 ans (Scott et Miller, 2003) et l’hypersensibilité alimentaire (typiquement non saisonnière) ont été considérées comme des étiologies peu probables (Tableau 1). Même si les examens antérieurs indiquaient une dermatite de nature allergique, l’excellente réponse observée dès la première application de la perméthrine appuyait l’intervention de D. gallinae. La localisation des lésions sur la tête surtout n’est pas compatible avec une atteinte par Pelodera spp. ou Strongyloides spp. Néanmoins, la distribution des lésions était compatible avec une affection cutanée rare, la dermatite associée aux acariens des fourrages. L’intervention de ces derniers fut exclue sur base de l’absence de tels acariens au niveau du foin, de la paille et des produits de raclages cutanés. En outre, cette dermatite est souvent limitée dans le temps et disparaît avec l’élimination du fourrage contaminé (Kunkle et Greiner, 1982). L’incapacité à retrouver D. gallinae sur le cheval n’est pas surprenante puisque ce parasite de la volaille se nourrit de manière intermittente en particulier durant la nuit (Mullen et O’Connor, 2002 ; Wall et Shearer, 1997). En dehors de la prise du repas sanguin par les nymphes et adultes, les acariens se réfugient au niveau des crevasses et fissures du bâtiment. Les adultes peuvent survivre dans l’environnement en l’absence de repas sanguin jusque pendant 34 semaines (Wall et Shearer, 1997). D. gallinae peut attaquer les mammifères lorsque leurs hôtes naturels sont absents (les poules étant enfermées chaque nuit dans le poulailler dans le cas présent). La distribution des lésions (surtout sur la face) était sans doute
liée à de fréquents contacts entre le cheval et les acariens présents au niveau de la mangeoire.
En l’absence de produits disposant d’une AMM chez le cheval en Belgique pour ce type de
problème, la perméthrine a été choisie du fait de son activité connue contre D. gallinae
(Zeman et Zelezny, 1985), de ses propriétés répulsives (Brown et Hebert, 1997) et de son
innocuité éprouvée chez le cheval (Stevens et al., 1988 ; Bourdeau et Petrikowski, 1995).
Outre les observations histopathologiques, le prurit qui s’est développé lentement sur environ
5 années suggère l’induction d’une réaction d’hypersensibilité à D. gallinae comme décrit
rarement chez l’homme (Dietrich et Horstmann, 1983).
D. gallinae devrait être inclus dans le diagnostic différentiel d’un prurit facial chez le cheval
tout particulièrement si l’anamnèse et l’examen de l’environnement mettent en évidence une
occupation antérieure ou contemporaine par de la volaille.
Remerciements
Les auteurs remercient A. Flament, D.N. Carlotti et S. Vermout. Merci aussi à D. O’Brien et
J. Brookman pour leurs précieux conseils et leurs suggestions au niveau linguistique.
Références bibliographiques
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Source: http://www2.fmv.ulg.ac.be/horaires0910/exemple_cas_clinique.pdf

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Doi:10.1016/j.jpain.2005.01.353

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